À l’initiative de Roland Lescure, ministre de l’Économie et des Finances, une consultation nationale est lancée auprès des Français établis hors de France sur leurs difficultés d’accès aux services bancaires en France. Ouverte jusqu’au 4 septembre, elle doit permettre d’établir un diagnostic précis des difficultés rencontrées et de faire émerger des propositions concrètes pour y remédier.
Ouvrir un compte bancaire en France lorsque l’on vit à l’étranger, conserver son compte après son départ ou simplement accéder aux mêmes services que les résidents en France peut parfois relever du parcours du combattant.
Refus d’ouverture de compte, clôtures unilatérales, difficultés liées à une adresse ou un numéro de téléphone étrangers, demandes répétées de justificatifs, procédures de conformité complexes : les difficultés rencontrées par certains Français de l’étranger dans leurs relations avec les établissements bancaires français sont signalées depuis plusieurs années.
Elles peuvent avoir des conséquences très concrètes : percevoir une retraite ou des revenus en France, gérer son patrimoine, payer des dépenses, financer un projet immobilier ou encore préparer un retour en France.
C’est pour mieux identifier ces difficultés et tenter d’y apporter des réponses que Roland Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, a décidé de lancer un travail spécifiquement consacré à l’accès aux services bancaires en France des Français établis à l’étranger.
Une mission confiée par Roland Lescure au CCSF
Par une lettre de mission du 22 mai 2026, Roland Lescure a saisi le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) afin qu’il établisse un état des lieux objectif des difficultés rencontrées par les Français établis hors de France dans l’ouverture, la gestion ou la clôture d’un compte bancaire en France.
L’objectif est également d’identifier les pistes permettant d’améliorer concrètement leur accès aux services bancaires.
Pour mener ce travail, le CCSF a constitué un groupe réunissant des parlementaires représentant les Français de l’étranger, des associations représentatives, des établissements bancaires, les pouvoirs publics, la Banque de France ainsi que les membres du CCSF.
Cette méthode doit permettre de confronter les difficultés vécues par nos compatriotes aux contraintes réglementaires et opérationnelles auxquelles sont soumis les établissements bancaires, afin d’aboutir à un diagnostic partagé et à des propositions d’amélioration.
Une consultation ouverte à tous les Français de l’étranger
Pour compléter ce travail par des expériences concrètes, une consultation nationale et anonyme est ouverte du 10 juillet au 4 septembre 2026 à l’ensemble des Français résidant à l’étranger.
Le questionnaire vise à mieux comprendre la relation qu’entretiennent les Français de l’étranger avec les banques françaises et à identifier les éventuelles difficultés auxquelles ils sont confrontés dans l’accès ou l’utilisation de leurs services bancaires.
Il est important que le plus grand nombre participe, y compris celles et ceux qui n’ont rencontré aucune difficulté particulière. Pour disposer d’un état des lieux représentatif, le groupe de travail doit en effet pouvoir mesurer aussi bien les situations problématiques que celles dans lesquelles la relation bancaire fonctionne normalement.
Pourquoi participer ?
Cette consultation constitue une occasion importante de faire remonter directement les réalités auxquelles sont confrontés les Français établis hors de France.
Je salue l’initiative de Roland Lescure et la méthode retenue, qui consiste à partir des expériences concrètes de nos compatriotes avant de formuler des propositions.
J’encourage donc tous les Français de Suisse romande à prendre quelques minutes pour répondre au questionnaire avant le 4 septembre et à le relayer autour d’eux.
Plus les réponses seront nombreuses, plus le diagnostic pourra être précis et plus les recommandations qui en découleront pourront répondre aux difficultés réellement rencontrées sur le terrain.
La consultation est ouverte jusqu’au 4 septembre 2026.



